« On commence toujours par avoir peur et ensuite on oublie.
Ensuite on fait semblant de croire qu’on a trop de choses à faire, qu’on est trop occupés pour avoir le temps d’y penser.
Mais il reste toujours cette lueur dans les regards. Ce mélange d’indifférence et de stupeur, qui est là tout le temps. Cette peur, contre laquelle on lutte tout le temps : La peur de mourir sans jamais avoir été vivants. » (Extrait de la voix off)
Au moment où nous avons débuté “N’ayons peur de rien“, nous avions envie de travailler autour de photographies de famille où le “regard caméra“ des sujets renforçait le sentiment d’éphémère, de fragilité présent dans toute photographie. Ces portraits constituaient à nos yeux un témoignage poignant de ce qu’est la condition humaine - ce mélange d’aspirations indéfinies, de désir d’absolu et de vertige.



